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Emma Bull

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Emma Bull
En .
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activités
Conjoint
Will Shetterly (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Genres artistiques
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Distinction
Prix Locus du meilleur premier roman (War for the Oaks (en)) ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
War for the Oaks (d), Bone Dance (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Emma Bull, née le à Torrance en Californie, est une écrivaine américaine de science-fiction et fantasy. Elle est principalement connue pour son premier roman, War for the Oaks (en) (), considéré comme une œuvre fondatrice de l’urban fantasy et récompensé par le prix Locus du meilleur premier roman. Au cours de sa carrière, elle explore divers genres de l’imaginaire, allant de la fantasy au western fantastique, en passant par la science-fiction et la dystopie post-apocalyptique. Elle collabore également à plusieurs projets collectifs, notamment les anthologies du cycle partagé Liavek. Elle est également chanteuse et musicienne de rock.

Emma Bull naît le à Torrance, en Californie[1],[2]. Elle fait ses études au Beloit College, où elle obtient en un Bachelor of Arts en littérature anglaise[2]. La même année, elle épouse l’écrivain Will Shetterly (en), avec lequel elle s’installe à Minneapolis[2].

Avant de se consacrer pleinement à l’écriture, elle travaille comme journaliste indépendante. Sa découverte des conventions de science-fiction (en) l’amène à rencontrer d’autres auteurs avec lesquels elle fonde en un atelier d’écriture, l’Interstate Writers’ Workshop, surnommé les Scribblies[2],[3]. Ce groupe réunit notamment Steven Brust, Kara Dalkey (en), Pamela Dean (en) et Patricia C. Wrede, et donne naissance au projet collectif de fantasy Liavek[4].

Parallèlement à sa carrière littéraire, Emma Bull est musicienne. Elle joue avec les groupes Cats Laughing (en) et The Flash Girls (en)[2]. La musique occupe une place importante dans son œuvre, en particulier dans War for the Oaks (en), dont l’héroïne est une guitariste[2],[5].

Elle réside ensuite en Arizona avec Will Shetterly et participe à l’Endicott Studio (en) (Endicott Studio of Mythic Arts), fondé par Terri Windling, qui s’intéresse aux formes artistiques mêlant plusieurs genres[2].

Carrière littéraire

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Emma Bull commence sa carrière littéraire en avec la nouvelle Rending Dark publiée dans l’anthologie Sword and Sorceress, dirigée par Marion Zimmer Bradley[1]. Son premier roman, War for the Oaks (en) (), met en scène le conflit entre des cours féeriques dans un décor urbain contemporain, situé à Minneapolis. L’ouvrage reçoit le prix Locus du meilleur premier roman[1],[6].

Son deuxième roman, Falcon (), est une œuvre de science-fiction qui combine récit de planet opera et space opera[1]. Elle poursuit avec Bone Dance: A Fantasy for Technophiles (), une fiction post-apocalyptique située à Minneapolis, difficile à classer génériquement mais proche de la science-fiction dystopique[1],[7].

Elle revient ensuite à la fantasy avec Finder: A Novel of the Borderlands (), situé dans l’univers collectif Borderland (en), puis avec le conte illustré pour enfants The Princess and the Lord of Night ()[1],[3]. En collaboration avec Will Shetterly (en), elle publie le recueil Double Feature () et édite la série Liavek (-), cycle de fantasy en univers partagé[1],[4].

En , elle cosigne avec Steven Brust le roman épistolaire Freedom and Necessity, une fiction historique et politique située dans l’Angleterre du xixe siècle, au moment du mouvement chartiste, qui mêle aventure et éléments fantastiques[1],[8]. Plus tard, elle publie Territory (), un western fantastique se déroulant à Tombstone, en , où elle introduit des éléments magiques dans le récit de la fusillade d’O. K. Corral[1],[2].

Analyse de l'œuvre

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L’œuvre d’Emma Bull couvre plusieurs registres de l’imaginaire, de la fantasy à la science-fiction, en passant par la dystopie et le western[6]. Elle est souvent citée parmi les pionnières de l’urban fantasy, aux côtés de Charles de Lint et Terri Windling[9],[10],[11]. War for the Oaks (en) est considéré comme une œuvre fondatrice du genre, ayant introduit les motifs de la féerie et de la magie dans un environnement urbain contemporain[12].

Ses textes s’intéressent particulièrement aux liens entre art, identité et magie. La musique, qui traverse plusieurs de ses œuvres, sert de métaphore pour la puissance créatrice et le passage entre les mondes[5]. Ses récits mettent en avant des personnages féminins indépendants et marginaux, souvent artistes ou figures atypiques. Dans Bone Dance, le protagoniste, Sparrow, est un androgyne asexué, clone créé pour servir de soldat télépathe, qui interroge les notions de genre et d’identité[6]. Emma Bull contribue aussi à des anthologies explorant des thématiques sociales et féministes, comme The Armless Maiden (), centrée sur les violences faites aux femmes et aux enfants[13].

Bibliographie

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  • (en) Robin Anne Reid, « Bull, Emma (1954– ) », dans Women in Science Fiction and Fantasy, Greenwood, (ISBN 978-0-313-33589-1), vol. 2 p. 45-46. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (en) Brian Stableford, « Bull, Emma (1954– ) », dans The A to Z of Fantasy Literature, Lanham, Plymouth, The Scarecrow Press, Inc. (no 46), , 499 p. (ISBN 978-0-8108-6345-3), p. 54. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Notes et références

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  1. a b c d e f g h et i (en) John Clute, « SFE: Bull, Emma » Accès libre, sur The Encyclopedia of Science-Fiction (consulté le ).
  2. a b c d e f g et h Reid 2009, vol. 2, p. 45.
  3. a et b Stableford 2009, p. 55.
  4. a et b Stableford 2009, p. 370-371.
  5. a et b Reid 2009, vol. 1, p. 157.
  6. a b et c Reid 2009, vol. 2, p. 45-46.
  7. Reid 2009, vol. 2, p. 92.
  8. Reid 2009, vol. 1, p. 70.
  9. Stableford 2009, p. 413.
  10. (en) Edward James et Farah Mendlesohn, The Cambridge companion to fantasy literature, Cambridge University Press, coll. « Cambridge companions to topics », (ISBN 978-0-521-42959-7 et 978-0-521-72873-7), p. 200.
  11. Reid 2009, vol. 2, p. 308.
  12. James et Mendlesohn 2012, p. 205-206.
  13. Reid 2009, vol. 1, p. 66.

Liens externes

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