Office franco-québécois pour la jeunesse
| Pays | |
|---|---|
| Coordonnées |

L'Office franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ) est un organisme bigouvernemental acteur de la coopération bilatérale entre la France et le Québec.
Créé en février 1968 par les gouvernements de la République française et du Québec, l’Office franco-québécois pour la jeunesse se donne pour objectif de rapprocher les jeunesses des deux pays[1].
L’OFQJ est implanté en France et au Québec[2]. Il est régi par un conseil d’administration paritaire entre les gouvernements français et québécois par le ministre des sports et le ministre des Affaires intergouvernementales québécois[2],[3].
Missions et activités
[modifier | modifier le code]Les programmes de l'OFQJ suivent les grandes orientations de la coopération franco-québécoise. Ils se concentrent sur le développement et le perfectionnement professionnels des 18-35 ans, dans les secteurs économique, culturel et social.
L'OFQJ favorise des mobilités variées, courtes ou longues[1], professionnelles ou citoyennes[4]. Ces mobilités peuvent être des stages[1], des échanges sportifs[5], des échanges culturels[6], des mobilités estudiantines[7], etc. L'OFQJ a favorisé la réalisation de 3 000 mobilités par ans lors de ses 20 premières années d'existence[1], qui se sont accumulées à un total de 140 000 en 2011[8].
L'office conclut des partenariat avec des acteurs publics ou privés pour échanger des bonnes pratiques ou guider les acteurs dans leur internationalisation. Dans ce cadre, elle a pu conclure un accord le 17 décembre 2013 avec l'Association des régions de France pour favoriser ses relations avec le Québec ou avec le conseil régional d’Île-de-France pour accompagner les demandeurs d'emplois[9].
Historique
[modifier | modifier le code]L'Office franco-québécois pour la jeunesse a été créé à la suite de la visite au Québec du général de Gaulle le 24 juillet 1967[3],[10]. Il propose à Daniel Johnson, premier ministre québécois, de créer un office favorisant la coopération entre le Québec et la France en facilitant les mobilités de la jeunesse[3].
Le protocole d'entente donnant naissance à l'OFQJ est signé le 9 février 1968 à Paris, par François Missofe et Jean-Marie Morin[3],[11],. Les premiers échanges de jeunes commencent le 4 juin 1968[3],[11].
Le nouveau protocole, signé le , entérine l’ouverture des activités vers des pays tiers ou des organisations internationales[12]. Au Québec, en 2006, dans une volonté d’offrir aux jeunes adultes québécois un accès unique vers l’international, le gouvernement du Québec a entériné des actions concrètes afin qu’existe une réelle synergie entre les quatre organismes de mobilité internationale jeunesse du Québec, soit la section québécoise de l'Office franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ), l’Office Québec-Amériques pour la jeunesse (OQAJ), l’Office Québec-Wallonie-Bruxelles pour la jeunesse (OQWBJ) et l'Office Québec-Monde pour la jeunesse.
En 2007, l’Office franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ), l’Office Québec-Amériques pour la jeunesse (OQAJ) et l’Office Québec Wallonie Bruxelles pour la jeunesse (OQWBJ) se sont regroupés pour donner naissance à LOJIQ - Les Offices jeunesse internationaux du Québec.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- Louis Jolin, « La coopération Franco-Québécoise : à l’aube du XXième anniversaire de l’OFQJ », Téoros, vol. 8, no 1, , p. 3-5 (lire en ligne
[PDF])
- Gwénael Lamarque, « L’émergence du Québec en tant qu’acteur de la francophonie : une révolution tranquille ou difficile ? », Documents pour l’histoire du français langue étrangère ou seconde, nos 40/41, , p. 297–310 (ISSN 0992-7654, DOI 10.4000/dhfles.520, lire en ligne
, consulté le )
- « Archives | La jeunesse à l’honneur depuis 50 ans à l’OFQJ »
, sur Radio-Canada, (consulté le )
- ↑ Cédric Zimmer et Janaïna Paisley, La mobilité européenne et internationale des jeunes : enjeux et dispositifs, INJEP, coll. « Les Fiches repères (Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire) », (lire en ligne)
- ↑ Fédération française de Rugby, « Échanges de jeunes avec le Québec », Rugby : journal illustré, Paris, no 738, (lire en ligne
)
- ↑ Fédération des centres sociaux et socioculturels, « l'Office franco-québécois pour la jeunesse », Centres sociaux, vol. 108, , p. 63 (lire en ligne
)
- ↑ Samy Mesli, Nicole Dufrene, Roberto Gauthier, Benjamin Latouche et Antoine Khater, « Les enjeux de la coopération universitaire franco-québécoise », Bulletin d'histoire politique, vol. 14, no 2, , p. 269-275 (DOI 10.7202/1054451ar)
- ↑ Jessica Nadeau, « Après la culture, les relations économiques », Le Devoir (Cahier C), , p. 2 (lire en ligne
[PDF], consulté le )
- ↑ Francine Labadie et Clotilde Talleu, Développer la mobilité européenne et internationale des jeunes: actions et dynamiques d'acteurs dans le cadre non formel, Paris, Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire, Observatoire de la jeunesse et des politiques de jeunesse, coll. « Cahiers de l'action », , 114 p. (ISBN 978-2-11-138518-4, lire en ligne [PDF]), p. 19
- ↑ Samy Mesli, « France-Québec : l’évolution politique et sociale d’une relation privilégiée », Bulletin d'histoire politique, vol. 16, no 3, , p. 245–254 (DOI 10.7202/1056184ar)
- Fabienne Serina-Karsky, « Un exemple de transfert international de compétences : Louis Raillon, passeur d'éducation nouvelle entre la France et le Québec », Recherches & éducations, no 10, , p. 211–220 (ISSN 1969-0622, DOI 10.4000/rechercheseducations.2017, lire en ligne
, consulté le )
- ↑ Jacques Palard, « Chapitre 10. Les relations France-Canada-Québec depuis 1960 : intérêts complémentaires et défis contemporains », dans France-Canada-Québec : 400 ans de relations d’exception, Presses de l’Université de Montréal, coll. « Thématique Histoire et sciences humaines », , 237–261 p. (ISBN 979-10-365-0419-8, lire en ligne)
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]
- Ressource relative à la vie publique :
